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16 novembre 2009

Trois petits billets

C'est un double tag Claudio-Mathieu L. qui m'amène à rejoindre la chaine des "trois premiers billets politiques".

Ce blog est né fin 2005, en pleine première bataille pour la loi DADVSI (la grande soeur d'HADOPI pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents), mais il n'était en ce temps qu'un réceptacle destiné à accueillir mes réalisations informatiques qui étaient jusqu'alors hébergées sous un format site web plus classique.
Il faut attendre le mois de mars 2006 pour voir surgir un premier "billet politique" avec la rémunération des artistes comme sujet. Un billet sans grandes prétentions à une époque où le principe de la "licence globale" venait de naitre. Aujourd'hui, je n'écrirais certainement pas un tel billet. On en sait beaucoup plus sur les phénomènes de rémunération ouverts et le mécénat global a tout mon soutien.

Les billets à caractère politiques restent rares sur mon blog et ce n'est que deux mois plus tard que j'y reviens, toujours sur le thème de l'oxymore qu'est la propriété intellectuelle. Il s'agit cette fois des brevets logiciels et si celui-ci était à re-écrire, je n'en changerais probablement pas une ligne.
Petite anecdote : le premier commentaire de ce billet est également le premier commentaire sur ce blog de FrédéricLN dont on ne recommandera jamais assez les écrits et qui, je le lui souhaite, sera en bonne place sur une liste Modem aux prochaines élections régionales.

Après ce billet, il y aura le premier billet l'éducation (déjà...) Là encore, pas grand chose à retoucher pour le publier aujourd'hui si ce n'est que la situation de l'ednat a nettement empiré.
Après ces quelques billets, le blog plongera dans une léthargie de quelques mois pour se réveiller avec une teinte légèrement orangée début 2007, mais c'est déjà une autre histoire...

En ce qui me concerne, la chaine va s'arrêter ici car je crois avoir lu des "trois premiers billets" sur à peu près tous les blogs que je fréquente et qui pratiquent de tels jeux.

12 novembre 2009

Onze novembre

flag-europe.pngHier, comme tous les ans, je me suis rendu aux cérémonies du 11 novembre de ma commune. Je n'affectionne pas particulièrement ce genre de manifestation mais les enseignants de l'école élémentaire sollicitent régulièrement les parents à cette occasion dans le cadre de "l'éducation à la citoyenneté". Et puis ce contexte en vaut bien d'autres lorsqu'il s'agit de parler d'Histoire.

Bien sûr, je me demande toujours pourquoi les seuls drapeaux qui défilent sont des drapeaux français. Je me demande également si "l'appel aux morts" s'offrira un jour un petit lifting de circonstance. Dire de chacune des victimes "mort pour la France", c'est bien mais on pourrait imaginer des variantes : "mort pour la paix", "mort pour l'Europe", ...
Mais ce qui m'a le plus marqué cette année c'est un énergumène qui, la cérémonie terminée, n'a cessé de vitupérer contre le manque de civisme de l'assistance. Pensez donc : personne n'a entonné haut et fort les paroles de la Marseillaise lorsque la troupe de l'école de musique locale a joué l'hymne national. "Ceux qui sont morts, là, ils la connaissaient la Marseillaise, eux !"

C'est ce genre d'individus qui me fait penser que les commémorations de cette armistice devraient évoluer. Cela ne rimerait a rien de les supprimer mais jouer un éternel sketch très "identité nationale" n'a guère plus de sens.

9 novembre 2009

La chaîne du redoublement

J'ai quelques chaines de retard. Je vais commencer par la plus récente. Celle de Mathieu L. qui, suite à une annonce du président de la république "le redoublement doit devenir l'exception", s'interroge sur la question du redoublement dans le système éducatif français.

J'ai un a priori plutôt négatif sur le redoublement (ou le "maintien" d'un élève selon le vocabulaire politiquement correct en vigueur dans l'ednat). En juillet dernier, je parlais de cette élève qui a eu la bonne idée de quitter le système public pour éviter un redoublement contre-productif.
Cela ne signifie pas pour autant que le principe du redoublement doit être simplement éradiqué que ce soit pour des raisons égalitaristes ou pour des raisons budgétaires.

Pour ce qui est de l'enseignement primaire, il a été montré que tout se joue avant le CP. Donc redoubler au primaire ne sert à rien. C'est sur l'école maternelle qu'il faut faire porter l'effort pour permettre aux élèves de suivre par la suite. Mais c'est un autre débat...

Sur l'enseignement secondaire, je n'ai pas vraiment de réflexion supplémentaire par rapport à ce que j'écrivais en juin suite aux annonces sur la réforme des lycées. C'est la façon d'envisager la progression des élèves dans le système qui est à revoir en profondeur, tout particulièrement en ce qui concerne la notion de "classe".
Si je devais résumer en quelques lignes les objectifs qui me semblent souhaitables, je dirais que le système doit être organisé pour respecter les droits suivants :

Tout élève a droit à l'enseignement de son choix en ce qui concerne les matières étudiées parmi celles proposées par le système et ce, sans contrainte d'orientation imposée par le système en question. Pour les élèves mineurs, le choix est soumis à l'approbation des parents.
Tout enseignant a droit à faire cours à un ensemble d'élèves capables de suivre l'enseignement proposé, cette capacité ayant été vérifiée par la présence de certains pré-requis obtenus dans un cours précédent.

Sur ces bonnes paroles, je passe le flambeau (s'ils le veulent bien) à des éternels étudiants (comprendre : ayant largement dépassé le stade du bac+5) : Florent (s'il a encore le temps de bloguer), le crapaud du marais (si le sujet l'intéresse), Florian (qui a récemment ouvert un blog) et, bien évidemment, Claudio (qui cherche des sujets d'articles).

8 novembre 2009

Petit voyage au pays des remboursements de dépenses de santé

lunettes.pngJe sors un peu de mon silence pour parler -encore une fois- des banales péripéties de la vie quotidienne.

Ma fille ainée (8 ans) est myope. Cela a été détecté il y a un an et ses examens semestriels montrent une progression régulière de sa myopie qui l'oblige a changer de lunettes après chaque examen. Rien d'exceptionnel à cela.
Ce qui l'est un peu plus, ce sont des parents qui font confiance à l'action combinée du système de santé de leur pays et de leur complémentaire maladie et qui tombent des nues lorsqu'ils apprennent que la prochaine paire de lunettes ne sera pas remboursée. Rien. Zéro. Que dalle.

La sécu française ne rembourse que très faiblement les besoins en verres correcteurs mais elle se permet en plus d'édicter des règles que personne n'aurait pu inventer : quand la vue évolue, on a droit au remboursement d'une nouvelle paire de lunettes. Sauf si on a entre 6 et 18 ans.
Oui, c'est comme ça. Avant 6 ans, on a droit a autant de paires de lunettes que nécessaire lorsque la vue évolue. Après 18 ans, idem. Entre les deux, on peut aller se faire voir. Comme par hasard, c'est dans cette période où le besoin est le plus criant que l'on n'a droit qu'à une seule paire de verres par an. Et quand, en l'occurrence, la vue a fortement baissé en 6 mois, on ne peut rien y faire.

Si la sécu est défaillante, allons voir notre mutuelle. Celle-ci nous fournit des prestations qui me semblent plutôt confortables (à la mesure de leurs tarifs, pourrait-on dire) : le remboursement des verres aux frais réels + la monture à hauteur de 170 euros. Mais il y a une condition : ces prestations ne s'appliquent que lorsque la sécu rembourse sa part de la paire de lunettes. Dans le cas contraire, il n'y a rien...
J'ai eu au bout du fil une aimable personne à qui je n'ai pas manqué de faire remarquer que nous avions été très raisonnables pour les paires précédentes (montures à 50€, aucune option de grand confort sur les verres) mais les arguments n'ont pas eu l'air d'avoir le moindre effet. Mon interlocutrice m'a même dit qu'elle comprenanit tout à fait ma position lorsque j'ai signalé que leur facture risquait d'être autrement plus salée la prochaine fois.

En dernier recours, mon épouse a appelé l'opticien pour savoir ce qui était envisageable. Et là, coup de théatre : on nous a proposé de mettre gratuitement de nouveaux verres correcteurs sur la monture actuelle.

Je ne sais pas encore quelles conclusions tirer de cet épisode. Il est probable que les opticiens peuvent se permettre certains gestes commerciaux parce que les mutuelles, à travers leurs taux de remboursement, leurs garantissent, par ailleurs, un certain revenu.
Mais la prochaine fois que quelqu'un me dira qu'un système de santé ne devrait pas faire autant de place au secteur privé, je réfléchirai un peu plus avant d'acquiescer.

21 octobre 2009

Le jeu de la semaine : quel(s) partis(s) politique(s) ne sont pas représentés dans cette liste ?

Cette liste, c'est celle des 40 auteurs du livre "La Bataille Hadopi" qui sortira le 29 octobre prochain et que l'on peut déjà pré-commander sur le site d'In Libro Veritas (j'ai pris la version petit format à 12€ port compris).

la bataille hadopi

Les auteurs dans l'ordre alphabétique :
Pierre Aidembaum, Philippe Aigrain, Eric Aouanès, Jacques Attali, Olivier Auber, Benjamin Bayart, Martine Billard, Patrick Bloche, Jérôme Bourreau-Guggenheim, Jacques Boutault, Juan Paolo Branco Lopez, Jean-Pierre Brard, Sébastien Canevet, Guillaume Champeau, Laurent Chemla, Daniel Cohn-Bendit, Didier Guillon-Cottard, Nicolas Dupont-Aignan, Bituur Esztreym, Frédéric Fabi, Nicolas Gary, Alexandre Grauer & artistes/labels, Benjamin Jean, Francis Lalanne, Philippe Langlois, Collectif Libre-Accès, Alain Lipietz, André Malraux, Bruno Moguil, Antoine Moreau, Francis Muguet, Jérémie Nestel, Philippe-Charles Nestel, Joseph Paris, Mathieu Pasquini, Christian Paul, Marc Rees, Annick Rivoire, Maxime Rouquet, Benoit Sibaud, Michel Sitbon, Richard M. Stallman, Najat Vallaud-Belkacem, et Jérémie Zimmermann.

Les droits d'auteur seront reversés aux cinq gus dans un garage à qui j'ai eu le plaisir, comme tant d'autres, de donner un coup de main au printemps dernier.

Pour ceux qui seront à Paris le 29 octobre, il y a aussi une soirée au Fouquet's à l'occasion de la sortie du livre. Pour ma part, je serai à près de 7000 km de là, mais ceci est une autre histoire.

Alors, vous avez trouvé les absents de la liste ?

16 octobre 2009

Se mettre au vert en Midi-Pyrénées ?

Le crapaud du marais a lancé une discussion sur les élections régionales en Midi-Pyrénées et tout particulièrement sur la position du Modem.

J'ajoute la video suivante, un reportage de France 3 (qui date de juin dernier mais que je viens de découvrir).

Extrait :

Gérard Onesta, ex vice-président du parlement européen et pressenti pour être tête de liste EE aux régionales en Midi-Pyrénées
"C'est d'abord un projet avant de mettre des gens. Vous savez entre l'UMP où le petit chef décide tout seul et le PS où tout le monde se croit le petit chef, nous on a des pratiques totalement différentes."

Voix off :
"Ces rencontres rassemblent près de 200 sympathisants autour des stars du moment. Le maire Modem de Castanet, jadis UMP, s'est lui aussi mis au vert."

Arnaud Lafon, maire Modem de Castanet en T-shirt vert :
"C'est juste une journée de formation aujourd'hui sur l'éco-quartier et sur comment construire durablement au sein d'une ville. Hors, comme je suis maire d'une commune, ça m'intéresse énormément."

Est-il besoin de commenter ?

Pour ma part, je me garderai de suggérer ce que devrait faire le Modem pour les futures élections régionales. J'ai juste l'impression que, malgré son jeune age, il a déjà trop vécu et qu'il devrait aborder une transition vers alliance plus large - et pas que pour les régionales...

Puisque l'on parle de politique midi-pyrénéenne, saluons la création d'Aligorchie, le blog sur la cuisine politique en Aveyron où l'on retrouve le sympathique KaG.

13 octobre 2009

Ecole publique et égalitarisme

Il ne se passe plus une semaine sans qu'une nouveauté surgisse de l'éducation nationale. On a eu droit au paiement des heures de présence des élèves. On a eu aussi la nouvelle façon de faire régner l'ordre dans les établissements scolaires.
Aujourd'hui, c'était autour de la tant attendue réforme du lycée qui, finalement, ne cassera pas trois pattes à un canard.

Tous ces pseudo-évènements me laissent globalement indifférents car ils n'influent qu'à la marge sur l'action d'enseigner dans tous les lycées, collèges ou écoles du pays.
Avec trois enfants scolarisés dans l'enseignement primaire, je commence à apprécier quelques dysfonctionnements du système éducatif. Ceux-ci me semblent bien plus importants que quelques caméras de surveillance ou quelques euros donnés aux élèves.

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23 septembre 2009

Petit jeu de sociologie des électorats

Dans ma quête de vérité sur la fidélité de certains électorats, j'ai parcouru ce sondage Sofres du jour de vote des élections européennes de 2009. Une décomposition a retenu mon attention car elle est une véritable caricature des habituels clichés "qui vote quoi".

jeu-socio-electorat.png

Le jeu est simple (et plutôt facile) : quelles sont ces catégories A, B et C qui font de Lutte Ouvrière le frère jumeau du Front National, de l'UMP, un parent proche du PS et du MoDem un clone d'Europe Ecologie ?

20 septembre 2009

La fidélité de l'électorat de centre droit

Lors de l'université de rentrée du Modem, j'ai eu l'occasion de discuter longuement avec Claudio (Skeptikos) et Arnaud (Quindi). Ben (le crapaud) s'est joint pour un temps à la discussion et il a trouvé le moyen de présenter sa fameuse théorie sur l'électeur de centre droit. Celui-ci serait d'une fidélité à toute épreuve.

Cette fidélité, parait-il aurait été confirmée lors des dernières élections européennes, mais qu'en est-il réellement ?
Est-ce que les 1.5 millions (8%) de votes Modem aux européennes 2009 proviennent, pour la plupart des 2 millions (12%) de votes UDF de 2004 ?
Est-ce que l'électorat Modem qui a rejoint Bayrou en 2007 est, depuis, retourné à gauche, que celle-ci soit rose ou verte ?

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11 septembre 2009

Les bonnes surprises de l'université de rentrée du Modem

Troisième et dernier billet sur l'université de rentrée du Modem.
Après les rencontres blogosphériques et les quelques déceptions, je vais revenir rapidement sur mes sujets de satisfaction.

Comme cette université date d'il y a 6 jours, soit au moins un an en "temps internet", je vais être bref.

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