On choisit, on élimine, on hésite...
Par Oaz, le 24 avril 2007, 20:44 - Sicap
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L'adage dit "au premier tour on choisit, au deuxième on élimine". Très bien. Mais on élimine qui ?
Vote idéologique en se retrouvant sur quelques idées démocrates ou en se démarquant de certains extrêmes ?
Vote stratégique en essayant de creuser une place pour un nouveau parti centriste ?
Après avoir voté Bayrou au 1er tour, la décision pour le 2ème n'est pas des plus faciles...
Vote idéologique en se retrouvant sur quelques idées démocrates ou en se démarquant de certains extrêmes ?
Vote stratégique en essayant de creuser une place pour un nouveau parti centriste ?
Après avoir voté Bayrou au 1er tour, la décision pour le 2ème n'est pas des plus faciles...
Voter Sarko ? Un vote pour le repoussoir de la démocratie qui refuse de rendre ses pouvoirs légitimes au parlement et qui n'hésite pas à confisquer ceux des juges. Reste l'aspect stratégique : faire éclater le PS dans l'espoir d'une hypothétique reconstruction socio-démocrate.
Cette option ressemble surtout à du billard à 3 bandes. Une victoire écrasante de Sarko, c'est le risque de conserver la même congrès des soviets UMP et de laisser la porte ouverte aux Fabius et autres Emmanuelli pour reconstituer le PS après la disgrâce de Sego.
Voter Sego ? Ideologiquement l'intérêt est bien mince. Je n'arrive pas à croire que le PS puisse engager une réforme des institutions sans être dos au mur. Le seul véritable intérêt serait de ré-équilibrer le 52-48 annoncé (je sais il existe d'autres chiffres mais BVA est celui qui, en général, est le plus proche de la réalité). A 50,1 contre 49,9 (peu importe le vainqueur), les législatives promettraient d'être sportives...
Dans une telle optique, il serait intéressant de regarder le score de Royal dans les circonscriptions où les députés UMP sont inamovibles grâce à l'appui de l'UDF. Ca en ferait réfléchir plus d'un. Surtout ceux qui disent que Bayrou est celui qui, de par sa position de vassal UMP, a le plus à perdre aux législatives. Il ne s'agit pourtant que d'une simple logique arithmétique : en cas de non accord UMP-UDF, les pertes de siège de chacun des 2 partis seront peu ou prou proportionnelles à leurs nombres de siège actuels respectifs.
Voter Bayrou ? Un vote blanc est ce qui, idéologiquement, se rapproche le plus de la démarche de Bayrou. La création d'un nouveau parti ne peut pas passer par une soumission à l'un des 2 camps. Stratégiquement, l'impact est difficilement mesurable car l'impact du bulletin de vote s'en trouve amoindri.
Je vais pour ma part continuer à hésiter au moins jusqu'à demain. On va bien voir ce que François dira et si les démarches de Ségo peuvent changer la donne.
Cette option ressemble surtout à du billard à 3 bandes. Une victoire écrasante de Sarko, c'est le risque de conserver la même congrès des soviets UMP et de laisser la porte ouverte aux Fabius et autres Emmanuelli pour reconstituer le PS après la disgrâce de Sego.
Voter Sego ? Ideologiquement l'intérêt est bien mince. Je n'arrive pas à croire que le PS puisse engager une réforme des institutions sans être dos au mur. Le seul véritable intérêt serait de ré-équilibrer le 52-48 annoncé (je sais il existe d'autres chiffres mais BVA est celui qui, en général, est le plus proche de la réalité). A 50,1 contre 49,9 (peu importe le vainqueur), les législatives promettraient d'être sportives...
Dans une telle optique, il serait intéressant de regarder le score de Royal dans les circonscriptions où les députés UMP sont inamovibles grâce à l'appui de l'UDF. Ca en ferait réfléchir plus d'un. Surtout ceux qui disent que Bayrou est celui qui, de par sa position de vassal UMP, a le plus à perdre aux législatives. Il ne s'agit pourtant que d'une simple logique arithmétique : en cas de non accord UMP-UDF, les pertes de siège de chacun des 2 partis seront peu ou prou proportionnelles à leurs nombres de siège actuels respectifs.
Voter Bayrou ? Un vote blanc est ce qui, idéologiquement, se rapproche le plus de la démarche de Bayrou. La création d'un nouveau parti ne peut pas passer par une soumission à l'un des 2 camps. Stratégiquement, l'impact est difficilement mesurable car l'impact du bulletin de vote s'en trouve amoindri.
Je vais pour ma part continuer à hésiter au moins jusqu'à demain. On va bien voir ce que François dira et si les démarches de Ségo peuvent changer la donne.


Commentaires
Des quantités de sites décryptent le programme et l'attitude Sarko, je n'y vois que le chaos programmé et le bâton comme interlocuteur. Parmi ceux qui essaient de nuire à Ségo, la critique est acide mais malgré leurs efforts, elle n'inspire pas la répugnance...
Mais bon les choses peuvent changer, même Tonton le dit (bien que je reste plus circonspect sur la notion de "Georges Marchais du centrisme") :
"L’union de la gauche est morte avec le PCF et Marchais, la gauche plurielle est morte avec les Verts et Voynet, et s’il faut invoquer Epinay et Metz, ce sera pour rappeler que seule la constitution d’un front de classes, c’est à dire la construction d’une majorité politique s’identifiant à la majorité sociale du pays, permet aux socialistes d’accéder durablement au pouvoir."
http://francoismitterrand20...