Le cours préparatoire n'est plus ce qu'il était
Par Olivier Azeau, le 7 septembre 2007, 23:46 - Sicap
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Apolline a 6 ans. Elle vient de terminer sa première semaine de cours préparatoire et, toute fière, montre à ses parents le cahier contenant les exercices réalisés en classe depuis la rentrée.
Cette première semaine est composée de sympathiques activités permettant de réviser ce qui a été fait en grande section de maternelle : retrouver son prénom dans l'ensemble des prénoms de la classe, colorier les prénoms qui commencent par la même lettre...
Mais au détour d'une page, voici ce que ses parents découvrent :

Comment cela est-il possible ?
Comment un enseignant peut-il laisser passer une telle énormité ?
Selon le ministère de l'éducation nationale, la dernière année de maternelle et les années de CP et de CE1 doivent permettre à chaque élève d'apprendre à lire et à écrire le français
, le CP et le CE1 ayant la tâche délicate de transformer une première initiation aux techniques de l'écrit en un apprentissage rigoureux et assuré
.
Alors, de deux choses l'une, soit le français a récemment subi des changements orthographiques qui me sont inconnus, soit les enseignants de CP ont nettement évolué en trente ans. En 1977, aucun des polycopiés que nous donnait l'institutrice ne contenait de faute aussi grossière.
La mère d'Apolline a rectifié l'orthographe du mot. La petite fille a été un peu étonnée. Que va-t-elle penser de cette maîtresse à qui il faut corriger les erreurs d'écriture ?
Et que doivent faire les parents dans une telle situation ? Ne rien dire et laisser l'enseignante découvrir la chose dans le cahier de son élève au risque de laisser l'erreur subsister dans les cahiers des élèves dont les parents ont été moins vigilants ? Aller lui en toucher un mot au risque d'en faire payer le prix à leur fille si la remarque est mal prise ? En parler avec d'autres parents au risque d'avoir un remède pire que le mal avec un incident relativement minime monté en épingle ?
Si je me pose autant de questions, c'est parce qu'Apolline est ma fille ainée et que j'ai peur de ce que sera son année de CP si de telles preuves d'incompétences pédagogiques apparaissent dès la première semaine.
Et, pourtant, j'ai de la chance. A sa demande et grâce à Léo et Léa, nous lui avons appris à lire il y a presque un an et elle parcourt aujourd'hui sans problème ses premiers livres de bibliothèque rose. Voilà au moins une chose qu'elle saura faire à la fin de l'année.
Pour le reste, il faudra non seulement surveiller sa progression, mais aussi garder un oeil sur les potentielles erreurs de la maîtresse.
En cette année scolaire 2007-2008, combien d'élèves de CP auront une enseignante qui ne sait pas correctement orthographier le verbe appeler
? Combien d'entre eux auront des parents qui s'en rendront compte et pourront ainsi jouer les supplétifs d'un système scolaire délabré ?
Toutefois, j'aurais au moins appris une chose aujourd'hui : le CP n'est même plus le CP. Il est la 2ème année du cycle des apprentissages fondamentaux
. Non, décidément, le cours préparatoire n'est vraiment plus ce qu'il était.


Commentaires
juste pour dire que l'erreur est humaine!!! Est-ce que nous, les instit, nous nous mettons à critiquer votre rôle de parent? Le faites vous bien? Il y a je suis sûre long à dire là dessus.Ne vous croyez pas parfaits surtout....un peu de reconnaissance et arrêtons de nous plaindre un peu et agissons!Si seulement les parents pouvaient jouer leur rôle pleinement, l'éducation nationale s'en sortirait qu'enrichie! merci