Je ne vais pas ici faire un compte rendu exhaustif de cette réunion. Tant de sujets ont été évoqués que j'en serais bien incapable et, d'ailleurs, je manquerais de l'objectivité nécessaire à une telle tache. Je me contenterai donc des quelques points qui ont marqué mon esprit.
Je suis allé à cette réunion avec la ferme intention d'être un spectateur. Juste me poser là et regarder, écouter, observer les réactions...

Tout commence par l'installation des personnalités locales à la tribune. Je ne peux m'empêcher de penser "encore et toujours les mêmes têtes". Est-ce une situation que certains voudraient verrouiller ou, du moins, largement contrôler ? A entendre Elisabeth Husson, la situation serait exactement à l'opposé de ce que l'on ne peut que (malheureusement) constater.
Si j'ai bien compris, il est question de regrouper toutes les bonnes volontés au sein d'un bureau MoDem départemental avant même la création officielle du MoDem les 1er et 2 décembre. L'intention est louable, restent à voir les faits... Participer à un "bureau", cela demande, je pense, un minimum d'implication qui peut faire peur ou qui n'est tout simplement pas compatible avec les disponibilités des uns et des autres.
Pourtant, sans aller jusque là, je suis sûr que nombre de nouveaux adhérents auraient des choses intéressantes à dire qui mériteraient mieux que 30 secondes de micro après 2 heures de discours des sempiternels tribuns. Il y a quelques visages qui me viennent à l'esprit sans pouvoir y rattacher un nom. Des visages qui prennent la parole à chaque réunion pour des interventions visiblement appréciées. Quelqu'un leur a-t-il jamais proposé une petite place à la tribune pour les pousser à aller plus loin dans leur démarche ?

Comme on pouvait s'y attendre, le sujet des prochaines échéances électorales a occupé une bonne partie de la soirée. Tout le monde aura bien compris que deux mondes vont cohabiter : celui des municipales pour la ville de Toulouse et celui du reste, les autres municipales et les cantonales.
Pour le "reste", la situation est on ne peut plus claire. Si quelqu'un a des idées ou un projet pour sa commune, qu'il se fasse connaître. Toutes les initiatives sont les bienvenues qu'elles soient 100% MoDem ou en collaboration avec d'autres personnes. C'est ainsi que l'on a pu voir, de manière très concrète quelques personnes inviter les personnes intéressées à rejoindre leur projet (de mémoire, il y avait, entre autres, des initiatives sur Colomiers et sur Balma).
Les démarches avaient vraiment l'air sincères et unanimement appréciées. Voilà déjà une chose qui fait plaisir à voir.

L'autre monde, c'est Toulouse. Toulouse et ses rumeurs. Toulouse et ses potentielles coalitions.
Si j'ai bien compris la situation actuelle, personne n'est officiellement candidat. Du moins, personne ne se déclare comme tel même si la mine hilare de certains lorsque d'autres affirment qu'ils ne sont pas candidats laisse entrevoir des coulisses où il se passe bien plus de choses que l'on ne laisse transparaitre.
Sur ce sujet, on doit le climax de la soirée à Michel Valdiguié qui a pris la peine de venir exposer pourquoi il pensait que le MoDem devait se rallier à Jean-Luc Moudenc. La substance tient en quelques mots : "l'équipe municipale actuelle a les mêmes valeurs que nous. Il nous faut rester unis pour ne pas laisser la ville aux socialistes". On peut difficilement dire que l'echo rencontré par sa suggestion ait été très favorable. Un peu comme une équipe de rugby qui aurait reculé de 10 mètres lors d'une relance depuis sa zone des 22 mètres... Un jour il faudra que quelqu'un m'explique la motivation que peut avoir une personne pour venir au casse-pipe de la sorte. Il faut croire que le responsable des "Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication" au conseil municipal de Toulouse (si j'en crois sa fiche) n'a pas pris la mesure des sentiments de la base du MoDem, pourtant largement visibles sur le Web.
S'il y a une unité incontestée qui est fermement apparue hier soir, c'est bien celle là. Le MoDem à Toulouse veut dire et faire des choses. Il y aura un projet proposé et défendu par le MoDem au 1er tour. P our le contenu, les choses semblent être sur les rails. Les adhérents toulousains y participent sans distinction d'historique politique. Pour la tête de liste qui va incarner ce projet aux yeux des toulousains, c'est un peu plus compliqué. Les adhérents toulousains auront très certainement leur mot à dire (même si à titre personnel je crois que la précision dans le discours et l'enthousiasme d'un Jean-Luc Forget sont encourageants).

Et moi dans tout ça ? Je vais continuer mon observation. Et aussi donner un coup de main aux équipes MoDem dans mon canton si besoin est. Mais je n'arrive pas à m'intéresser vraiment au contenu de ces élections.
Je n'arrive pas à m'intéresser aux problèmes qui relèvent de la compétence d'une municipalité ou d'un conseil général. Ou plutôt, les seuls problèmes que je trouve fondamentaux(la spéculation foncière des communes qui entretient une bulle immobilère, le clientélisme des élus au détriment de l'efficacité des services publics) ne font pas vraiment partie des préoccupations principales des habitants...

Ah, j'allais oublier. Il y a quand même un autre acquis essentiel pour cette soirée : j'ai pu rencontrer en chair et en os la star montante de la blogosphère démocrate toulousaine !