Il y a une petite semaine, les responsables départementaux du Modem informaient l'ensemble des adhérents que cinq personnes avaient sollicité la tête de liste Modem pour les prochaines élections municipales à Toulouse. Selon un processus démocratique jamais démenti jusqu'alors, les adhérents étaient conviés à "venir écouter les candidats présenter leur projet pour Toulouse et pour le MoDem".
Dans ce même courrier, nous apprenions que le modem 31 avait sollicité la commission nationale d'investiture pour déterminer "la procédure et l'agenda qui s'appliqueront à Toulouse". De toute évidence, le modem 31 souhaitait que la désignation de la tête de liste se fasse dans la plus grande transparence et avec l'implication des militants. Dans le même courrier, on apprenait également que "l'un des cinq candidats à la candidature a rencontré François Bayrou pour lui présenter ses arguments et solliciter son investiture".

Aujourd'hui, on peut supposer que ce candidat était Jean-Luc Forget. Aujourd'hui, on peut supposer que, au mépris des principes les plus élémentaires de démocratie, François Bayrou a fait un choix unilatéral sans se préoccuper des positions ni de ses militants, ni même des représentants officiels du modem dans le département. J'espère me tromper dans ces suppositions. J'attends, en tout cas, que l'on me prouve le contraire.
Quoi qu'il en soit, on se retrouve aujourd'hui devant un fait accompli : Jean-Luc Forget conduira une liste modem "qu'il formera librement" selon les propres termes de François Bayrou. Faut-il revenir là-dessus ? C'est aux autres postulants à la tête de liste de se prononcer.

J'espère qu'un rassemblement de toutes les forces du modem toulousain est encore envisageable. Dans le courrier du modem 31 nous apprenions que les postulants proposaient des "démarches différentes quant aux objectifs, à la stratégie de second tour, au projet comme à la constitution de la liste". Nous ne sommes déjà pas nombreux. Si ce petit nombre de personnes n'arrive pas à former un ensemble cohérent, comment le modem peut-il avoir la vanité d'espérer réunir la majorité des toulousains autour d'un même projet ?
J'appelle donc Jean-Luc Forget, puisque c'est lui qui a été désigné par le décideur suprême, a montrer son attachement à la démocratie en faisant tout son possible pour réunir autour d'une même bannière tous les militants ayant prouvé leur intérêt envers le projet modem pour Toulouse.