J'en arrive à me demander pourquoi le MoDem a, le 1er décembre dernier, adopté des statuts.
L'article 18 relatif aux investitures dit que "Toute investiture donnée par le Mouvement Démocrate implique la consultation exprimée par un vote des adhérents". L'investiture de Jean-Luc Forget, aussi officielle qu'elle soit, n'en est pas moins contraire à la lettre des statuts.
Ce même article dit que "Les décisions prises s'imposent à tous les adhérents sous peine de suspension ou d'exclusion". Tous ceux qui n'ont pas respecté l'investiture officielle tombent donc dans cette catégorie.
Il y en aura probablement quelques uns pour dire que Jean-Luc Forget ne pouvait pas attendre un vote des adhérents qui est resté à l'état d'hypothèse. Il y en aura peut-être d'autres pour dire que l'investiture donnée par François Bayrou n'a pas respecté la procédure définie par les statuts et que donc elle ne leur impose pas un soutien inconditionnel.
En ce qui me concerne, je vais dire que j'en ai ras-le-bol de leurs combines et de leurs comportements qui sont tout sauf démocrates.

Incidemment, l'élection interne pour le conseil national de samedi dernier ne me laisse présager rien de bon pour l'avenir du MoDem dans la région. D'un côté on avait l'UDF canal préhistorique avec tout son cortège de procurations et ses campagnes de mailing pour soutenir les candidats "officiels" du parti. De l'autre on avait l'absence flagrante d'implication pour la vie interne du mouvement. Un proche de Jean-Luc Forget m'avait même dit qu'il n'irait pas voter car, à ses yeux, le scrutin n'avait aucune légitimité.
Je ne sais pas ce qui se passera lors des prochaines élections internes mais j'espère qu'aucun de ces gens là ne gardera ou prendra le contrôle du MoDem local. J'en arrive à penser que le mieux pour le MoDem serait qu'ils se prennent tous une grosse claque aux municipales.