Pendant mes études supérieures nous avions, à chaque fin d'année, une évaluation par les étudiants de l'enseignement dispensé au cours de l'année avec notamment une réunion où tous les enseignants et étudiants faisaient une sorte de retrospective de l'année écoulée. Cela donnait lieu à quelques vives réactions mais je crois que, au final, la qualité de l'enseignement y gagnait.
Le problème n'est donc pas tant de savoir s'il faut que les élèves évaluent l'enseignement reçu mais de savoir comment cela peut être mis en oeuvre.

Par exemple, certaines entreprises pratiquent ce que l'on appelle des évaluations "360°" où tous les interlocuteurs d'un employé (supérieur hiérarchique, subordonnés, collatéraux, clients et fournisseurs internes, ...) sont mis à contribution.
Je suis sûr que la fonction publique est capable de trouver des systèmes équivalents.

Pour terminer, je me permets de rajouter la proposition exacte du rapport Attali sur le sujet car, comme dans bien trop de cas, beaucoup de critiques proviennent de gens qui n'ont pas lu les propos initiaux. En l'occurrence, il est, je pense, utile de rappeler que personne n'a jamais parlé de "noter" les professeurs.

Évaluer les professeurs sur leur capacité à faire progresser tous les élèves.
Chaque école devra faire l’objet d’une évaluation par une autorité administrative spécialisée et indépendante du ministère, tenant compte de l’avis des usagers, de leurs résultats, de leurs évolutions à moyen terme. Ces évaluations devront être rendues publiques. L’évaluation des professeurs ne peut pas reposer uniquement sur les notes qu’obtiennent leurs meilleurs élèves ni sur l’examen d’inspecteurs. Elle doit aussi reposer sur une évaluation de leur pédagogie par leurs élèves, sur leur capacité à faire progresser chacun et sur la prise en compte des résultats scolaires ultérieurs.