Bien sûr, faire ses courses sur internet n'a rien d'innovant aujourd'hui. Mais le service en question a 2 différences notables avec les sites d'achat en ligne plus connus :

  1. Il n'y a pas de livraison (et donc pas de frais de ports) : on va rapidement récupérer ses courses dans un endroit dédié du centre commercial ;
  2. Les prix pratiqués sont exactement identiques à ceux rencontrés à l'intérieur du magasin.

Sur le principe, je ne vois donc que des avantages. Ce service est parfait pour les achats récurrents, ceux qui font perdre du temps lors de courses en magasin et dont le volume n'est pas toujours rentable pour un achat en ligne avec livraison, sans compter les créneaux de livraisons pas toujours adéquats. Là, il suffit de quelques clics et un détour rapide par le centre commercial en rentrant du boulot.
De plus, on peut voir dans un tel système une amélioration de la concurrence au profit du consommateur. Si les prix des grandes surfaces commencent à être référencés en temps réel sur le web, des comparatifs ne manqueront pas de voir le jour.

Tout cela serait parfait s'il n'y avait pas un revers à la médaille. Une première fois, c'était avec des yaourts dont la date de limite de consommation était pile-poil à la limite du délai de 6 jours garanti. La dernière fois, c'était avec un paquet de biscuits à consommer avant fin février 2008 alors que nous sommes en mars. Je vais encore continuer l'expérience pour voir s'il est possible de vérifier le dicton "jamais 2 sans 3".

J'ai toutefois tendance à penser que cela n'est pas dû à une simple coïncidence. Quand l'employé du magasin met les sacs dans le coffre de la voiture, 99% des clients partent sans contrôler le contenu. Rentré chez lui, si le client se rend compte d'un problème de date, il ne va pas forcément faire l'effort de contestation. Au final, le commerçant semble jouer une stratégie gagnante (pour ses finances) en poussant son stock au plus près des dates de limite de vente.