Aujourd'hui, je suis sûr d'une chose : l'énergie des militants du MoDem ne pourra être canalisée que si une grande liberté d'action leur est concédée.
Il est inutile de tenter une quelconque limitation des communications entre adhérents car ceux-ci ne cesseront de s'en plaindre. Une forme maîtrisée de liste publique d'adhérents, telle une liste orange ,est un bien meilleur compromis.
Il est vain de vouloir unifier l'ensemble des sensibilités dans des carcans géographiques trop bien définis. Cela ne gommera absolument pas les opinions divergentes qu'il vaut mieux laisser s'exprimer dans des groupes librement constitués.

Bref, ce n'est qu'en donnant des droits aux gens qu'ils peuvent se responsabiliser sur des devoirs.
La question des candidatures aux diverses élections n'échappe pas à cette règle.

Les temps des élections est un moment à part dans la vie d'un mouvement politique où la liberté de ton et d'action que peuvent avoir des courants (n'ayons pas peur des mots) doivent laisser la place à une organisation fortement structurée, militaire diront certains. Pour cela, les personnes au coeur de l'action de ces moments, les candidats, doivent gagner en autorité. Cette autorité ne peut pas se décréter. Pour qu'elle soit acceptée, elle doit être contractualisée.
Je pense donc que le MoDem gagnerait à définir ce que j'appelerais un "contrat d'investiture". A l'approche d'élections, les adhérents d'un secteur géographique donné doivent définir et adopter en commun le contrat qui les liera à leurs candidats. Un tel contrat à durée déterminée doit préciser les droits et devoirs des adhérents et candidats pendant le temps de l'élection. Les thèmes sensibles de ces dernières élections gagneraient à y figurer : champ des stratégies électorales possibles, mode de prise de décision, limites d'expression publique...
Idéalement, un tel contrat serait spécifique à chaque candidature mais totalement indépendant de l'investiture des candidats qui, elle, reste régie par les statuts.

Ce n'est, à mon avis, qu'à ce prix, celui de la liberté totale hors période d'élections et d'un mode de fonctionnement contractualisé au cas par cas en période d'élections, que le Mouvement Démocrate peut garder l'espoir de prospérer sereinement.