L'emballement suscité par cette banale histoire est hallucinant. Il aura suffit d'un parent d'élève un peu trop coincé pour mettre le feu et de quelques fonctionnaires bien zélés pour l'attiser.

A les entendre, il ne faudrait envisager l'éducation des enfants, même les plus jeunes, qu'à travers le filtre d'une certaine morale. Mais merde ! Ils n'ont que 10 ans. Laissez les grandir en paix et ne demandez pas à leur instit de se transformer en gardien des bonnes moeurs.
Ils auront bien le temps d'apprendre ce qu'est un homme politique et un président de la république.

Alors, c'est quoi la prochaine étape ?
On va signaler à la DDASS les parents dont les enfants auraient quelques paroles malheureuses au sujet de quelques personnalités un peu trop en vue ?

Quand j'y pense, j'ai de la chance. Il y a quelques semaines nous avions défilé en famille. L'ambiance était assez festive. Les chansons entonnées par quelques animateurs et reprises en choeur par la foule ont bien plu à mes filles à un point tel qu'il leur arrive encore d'en fredonner quelques unes.
J'ai donc eu de la chance qu'elles ne retiennent pas celles où l'actuel président était gentiment prié de faire ses valises.

Il y a quelques jours, Sibylle (4 ans et demi) a repris une de ces chansons et j'ai immortalisé l'instant.

Pour ma part, je ne vois aucun mal à ce que mes enfants s'imprègnent malgré eux de certains discours politiques parce que je sais qu'ils n'en font pas le même usage que les adultes.
En l'occurrence, la chanson n'est qu'un prétexte au plaisir de chanter, et, peut-être, le souvenir d'un bon moment passé en famille.

Laissons les enfants grandir et, dans leur découverte des hommes politiques, veillons simplement à ce qu'ils ne s'imprègnent pas trop d'un certain vocabulaire.