C'est le cas à Toulouse où Pierre Cohen explique qu'il lui est impossible d'assurer ce service minimum en garantissant la sécurité des enfants.

Même son de cloche dans ma commune de banlieue toulousaine, et, je suppose, dans un grand nombre de communes du coin.
Voici le texte reçu ce lundi dans le cahier de liaison de chaque élève : pasdeserviceminimum.jpg

Outre le fait que j'ai du m'y reprendre par 3 fois avant de comprendre ce que l'on me racontait, le raisonnement de ce texte me laisse perplexe.

  • la loi demande aux communes d'assurer un accueil quand les enseignants font grève
  • quand il y a des enseignants en grève, ils ne sont pas présents ce qui pose un problème de sécurité
  • le maire est responsable de cette sécurité à l'intérieur de l'école
  • le maire considère que seul le personnel formé et qui intervient habituellement dans les écoles peut assurer cette sécurité
  • le maire exclut donc de faire appel à d'autres personnels
  • en conséquence, le maire décide de ne pas assurer le service minimum
  • MAIS l'accueil des enfants sera quand même assuré par le personnel non gréviste

En clair, si j'essaie de résumer : avoir des enseignants en grève et donc un personnel réduit pose un problème de sécurité mais, malgré tout, il est préférable de continuer à accueillir les enfants dans ces conditions de non-sécurité sans rajouter du personnel même si celui-ci n'a pas eu la formation ad hoc.

Il fallait oser...

Que l'on ne s'y méprenne pas : je ne suis pas en train de critiquer le non-respect de cette loi décidée à la va-vite sans aucune concertation. Je constate simplement que le discours employé pour parvenir à ce but est complètement incohérent.
J'aurais préféré une municipalité qui assume sans ambiguité un choix politique (que j'aurais soutenu) au lieu de tenter de justifier l'injustifiable...