Pour être honnête, quand j'ai pris connaissance de l'inertie des instances du parti, je n'ai même pas été étonné.
Un membre du Comité de Contrôle et de Conciliation commet des actes inqualifiables et le Modem, ça lui en touche une sans faire bouger l'autre.

"Quelle preuve a-t-on sur les éléments rapportés ?" pourrait-on objecter. Mais alors pourquoi aucune procédure n'est initiée à l'encontre des adhérents qui les colportent ?
La triste réalité, c'est qu'il est impensable pour un parti politique, tout Modem qu'il soit, de "punir" un de ses "notables". Pas besoin d'aller chercher plus loin. Présenter une candidature d'opposant à des élections, ça oui, c'est un crime de haute-trahison qui mérite la suspension. Mais quand on reste fidèle parmi les fidèles, on a droit à toutes les absolutions, surtout si on est bien en cour.
Et que pense le président du Modem de tout ça ? Comme à son habitude, il doit penser que toute cette agitation est "grotesque".

Je lisais aujourd'hui, sous la plume d'Aliocha, à propos d'un sujet autrement plus important, que "la France est une monarchie qui, lorsqu’elle se prend pour une démocratie, n’est plus alors qu’une république bananière". Le Modem peut se réjouir : il est déjà un peu à l'image de la France.