Chez Claudio, Frédéric argumente en faveur d'une certaine dose d'individualisme :
L'avant-centre doit être un obsédé du but, un magicien du cuir, assumer d'être la star sous le feu des caméras et de gagner x fois plus que ses équipiers.
Mais il sait parfaitement combien de secondes durerait le match s'il était seul. Et mieux, certains se révèlent théoriciens du jeu collectif, entraîneurs, présidents de fédération.

Ce que quoi je réponds :
Ta métaphore de l'avant-centre me laisse perplexe.
"Marquer un but", c'est "gagner les élections contre les autres partis" ou bien "faire en sorte que la société soit meilleure" ?
Dans le 1er cas, je dirais que, en tant que remplaçant de l'arrière gauche de l'équipe de réserve, je n'en ai rien à faire de ce "collectif" là.
Dans le 2ème cas, je ne crois pas qu'il soit possible de marquer des buts au sens où une personne seule ne peut pas être à la conclusion de l'action. Il n'y a pas besoin d'avant-centre. Au mieux, il y a besoin d'un meneur de jeu, d'un catalyseur, qui aidera l'ensemble de tous les joueurs à marquer un immense but collectif.

Chez Hervé, Claudio évoque une possible contradiction de Hervé qui déplore le culte de la personnalité envers F.Bayrou tout en n'étant pas avare d'éloges sur Quitterie Delmas.

Je n'en ai pas, pour ma part, la même perception :
Il y a au moins une différence entre les attitudes de F.Bayrou et de Q.Delmas, du moins telle que je les perçois.
Pour poursuivre sur la métaphore initiée par FredericLN sur ton billet "Individuel et collectif", F.Bayrou est passé d'une position de meneur de jeu qui profite à tout le monde (le catalyseur d'énergies du printemps 2007 pendant la campagne présidentielle) à une position d'avant-centre (filez moi la balle pour que je marque en étant élu président en 2012).
Le peu que je vois de Q.Delmas à travers son blog et celui d'Hervé, me donne l'impression qu'elle se place depuis longtemps en position de meneur de jeu et qu'elle n'a pas, pour l'instant, l'intention d'en changer.

Enfin, Frédéric salue l'arrivée du "bottom-up" au Modem ce qui, pour lui, constitue une avancée notable par rapport à l'UDF.
J'en profite pour préciser que cette histoire de "bottom-up" me dérange toujours un peu :
Quel que soit la définition qu'on lui donne, le problème du bottom-up est qu'il est bien trop similaire au top-down dans le sens où tous les deux définissent un "haut" et un "bas".
Toutes les bonnes volontés de "démocratie participative" ou autres machins du même acabit n'y changeront rien. C'est la structure du sytème qui est en cause, pas le sens des informations qui y circulent.
Comme je suis dans une soirée "métaphores", je dirais que, dans une ville aux rues très étroites, on aura beau modifier les panneaux de circulation pour faire aller les voitures dans d'autres directions, on n'y roulera pas pour autant plus vite. Il faut des décisions d'urbanisme d'une toute autre envergure.

Tout ça est probablement un peu fouillis mais ça correspond aussi à mon sentiment présent vis à vis du Modem.
Je n'en suis adhérent que par défaut. Les appétits des uns et des autres, que ce soit nationalement ou localement m'exaspèrent au point de n'être que faiblement compensées par quelques bloggers toujours intéressants voire pertinents et, au niveau local, par une poignée d'adhérents proches.