Si l'Europe était...
Par Oaz, le 28 mars 2009, 11:42 - Sicap
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Frédéric m'a taggué dans la chaine sur les portraits chinois de l'Europe. Beaucoup de blogs ont déjà écrit sur le sujet. En essayant de ne pas copier sur tous ces portraits, essayons de trouver un personnage, une plante, un tableau, une chanson et une ville...
Un personnage d'abord. Le premier qui me vient à l'esprit, c'est Jacques Delors qui reste à mes yeux le principal batisseur de l'Union Européenne pour l'époque moderne. Mais ce n'est pas lui que je choisirai. Avant le traité de Rome, plusieurs personnes ont tenté de pacifier l'Europe. Aristide Briand était l'un d'entre eux. Si la grande dépression n'était pas passée par là, les accords de Locarno auraient pu avoir un autre destin...
Une plante ? Le riz ! Vous me direz que je me trompe : le riz c'est en Asie, pas en Europe. Et pourtant...
Fermes françaises, une obscure PME de Camargue produit du riz. En 2006, le gouvernement français a publié une liste des plus gros bénéficiaires de la Politique Agricole Commune. Fermes françaises, avec près d'un million d'euros, arrivait en tête.
L'Europe, c'est aussi des politiques agricoles d'un autre siècle qui gagneraient à être réformées supprimées.
Pour la ville, j'avoue ne pas avoir de choix évident. Pour évoquer une belle réussite européenne, je prendrai Barcelone où se déroule l'action du film "L'auberge espagnole". Depuis un peu plus de 20 ans, le programme Erasmus a fait beaucoup pour le rapprochement culturel entre les jeunes européens.
N'étant pas un spécialiste en peinture, je pense à un tableau d'un genre particulier : le tableau des scores du concours eurovision de la chanson, une institution à lui tout seul. Ce concours qui fut pendant longtemps une des rares occasions de montrer à la télévision française un évènement européen est, ironiquement, devenu aujourd'hui une vitrine des nationalismes du continent.
Il ne me manque qu'une chanson, ce sera bien évidemment l'Ode à la joie mais dans sa version occitane (plus précisément, béarnaise) "Cant d'alegria", interprétée par le groupe Nadau.
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Cantem los qu’après las guèrras An sabut bastir la patz, E avalit las termièras, Las parets, los barbelats. Que sauvaram la nosta tèrra, Si nos volem téner la man, E trobar la fe navèra Qui nse miarà tà doman. |
Chantons ceux qui après les guerres, Ont su bâtir la paix Et démolir les frontières, Les murs, les barbelés. Nous sauverons notre terre Si l'on veut bien se tenir la main Et trouver la foi nouvelle Qui nous mènera vers demain. |
L'intégralité des paroles est là et, en cherchant bien, on peut même trouver de quoi l'écouter.


Commentaires
Ça m'a l'air d'une Europe boîte de Pandore, où de bureaucratisme et nationalismes, reste l'espérance !
Vraiment belle cette langue occitane.
@Fanal Safran,
Oui, comme les autres langues de France d'ailleurs.
Et puisqu'on parle d'Europe, j'aurais dû signaler que la France n'a toujours pas ratifié la charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Le 7 mai prochain, cela fera 10 ans que la France l'aura signée et ses engagements d'alors sont toujours de belles intentions restées sans suite...
@FrédéricLN,
Désolé ! D'ailleurs, tu vois, même sur le dernier point qui laissait entrevoir l'espérance, j'arrive quand même à trouver un relent de nationalisme !
Mais qui sont les prochaines victimes ?