Deux heures plus tard, le premier panneau bilingue était en vue. Première surprise : la quasi-totalité des affichages publics sont écrits en basque et en français. Le contraste est saisissant par rapport aux coins que je connais qui revendiquent une certaine culture occitane et où le bilinguisme s'arrête aux toponymes (et encore, la charmante voix qui annonce les stations dans le métro toulousain n'est même pas capable de les prononcer avec l'accent...)
La deuxième surprise, c'est l'étonnante harmonie architecturale des villages que l'on traverse. Le temps semble n'avoir aucune emprise sur ces façades blanches aux volets rouges ou verts. Elles pourraient avoir 5 ans ou 500 ans. Je pense d'ailleurs avoir rencontré les 2 cas de figure.

berheta.pngLe temps est couvert. On fait l'impasse sur la Rhune après avoir aperçu le petit train. Deuxième halte à Ainhoa que le guide vert annonce comme "le village basque typique". A Ainhoa, je préfèrerai Espelette, ses piments et ses rues rendues aux piétons.
Nous terminons la journée dans les grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya à la découverte des premiers logements collectifs et d'instruments de musique bien singuliers.
Nous passons la nuit dans la maison Berheta à Hasparren pour un repos bien mérité.

Le lendemain, changement de décor : direction la côté atlantique. Le centre de Biarritz me fait penser à la côte normande, mais en pire : des batiments au luxe ostentatoire, l'espace et le grand air en moins. Le musée de la mer vaut toutefois les deux heures que nous lui avons consacré. Le reste est à oublier. Mention spéciale pour l'office du tourisme qui réussit le tour de force d'être abrité par un bâtiment original encerclé par des barres d'immeubles.
Cap au sud pour une après-midi à Hendaye à la découverte d'Antoine d'Abbadie, de ses expériences scientifiques et de son goût artistique très particulier.

verre.pngLa chaleur et le soleil ont enfin fait leur apparition. Cela nous donne l'occasion d'aller faire un petit tour sur la plage d'Hendaye pour clore cette escapade.
Une question, LA question principale, reste toutefois sans réponse : pourquoi toutes les tables basques que nous avons fréquentées ont en commun les mêmes verres ?