Sur la première, on voit Eric Azière se faire huer par une (grande) partie de l'assistance lorsqu'il évoque le manque de capacité présumé du Modem départemental pour organiser un grand meeting, raison pour laquelle Toulouse n'a pas été choisie comme escale de la campagne pour les européennes.

Sur la deuxième video, on voit Jean-Marie Vanlerenberghe subir à son tour la désapprobation des militants lorsqu'il évoque sa vision de l'engagement politique et, tout particulièrement, la position de "l'élu" comme véritable alpha et omega de l'action publique.

Je n'ai pas eu l'occasion de parler à Eric Azière à la fin de l'assemblée alors je lui dit ici qu'il a tout à fait raison. Dans son état actuel, le Modem 31 n'était pas en mesure d'organiser un grand meeting toulousain.
Je reconnais à la centaine de militants locaux une très grande volonté mais organiser un évènement autrement plus ambitieux qu'un café démocrate demande un minimum de savoir faire et une relative sérénité. Dans le contexte actuel, le Modem local n'a ni l'un ni l'autre. Il tient plus de la troupe d'amateurs que de la mécanique bien huilée.

En revanche, j'ai pu approcher JM Vanlerenberghe pour lui dire (même s'il a préféré s'écouter parler qu'entendre un point de vue divergent) que la vision qu'il défend et son attitude condescendante sont les meilleurs moyens pour amener le Modem à 5% lors des prochaines élections.
Visiblement, il y a une majorité de "cadres" du Modem qui n'ont pas encore compris que les forces drainées par F.Bayrou en 2007 ne veulent plus de cette politique de grand-papa. S'ils veulent rester sur ce schéma là, grand bien leur fasse -ils ont un bifteck à défendre- mais ils vont finir à 5 gus au 133 bis rue de l'université.
Je viens de voir chez Hervé une video de Quitterie Delmas sur la réinvention de l'action politique. Mr Vanlerenberghe et ses semblables qui "font de la politique depuis 40 ans" seraient bien avisés de la regarder et, surtout, du haut de leur conservatisme, d'écouter le monde qui change.