Sans grande conviction, j'ai fini par choisir un bulletin. Hier soir, quelques échanges d'email m'ont fait prendre consicence que j'étais loin d'être le seul à ne pas avoir encore pris de décision.
Un peu comme KaG, mais pour des raisons différentes, je me suis rendu jusqu'à l'isoloir à reculons. Nombreux sont, je pense, les électeurs Modem à avoir mal digéré les derniers jours. Le lien affectif aura probablement joué à fond, comme pour le crapaud, et c'est tant mieux.
Mon bulletin était d'une autre couleur. Un vert pâle. Pas le vert de l'espérance mais plutôt celui qui reste quand on a fini de lister les arguments dans les colonnes "pour" et "contre".
Contrairement à M., je ne pense pas que José Bové agisse pour le bien de tous. Il y a malgré tout une certaine cohérence et un bilan représenté par Gérard Onesta qui ont emporté ma décision.
A la dernière république des blogs toulousaine, je disais à Hyarion que je ne me souvenais plus pour qui j'avais voté en 1989.
Dans 10 ans, si ce billet n'existe plus, je ne sais pas qui se souviendra de mon vote de cette année.

L'essentiel de ce billet est dans le titre. Je n'ai pas rendu ma carte d'adhérent du Mouvement Démocrate car je n'arrive pas à m'en détacher. Cela n'empêche pas les choix de Bayrou et compagnie de me faire de plus en plus penser à une mascarade, à un simulacre de parti politique.

