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15 décembre 2009

Lettre ouverte aux députés qui ont voté HADOPI et qui tuent des PME

Pas trop la tête à écrire en ce moment alors je vais me contenter de relayer une lettre ouverte de bluetouff qui mériterait d'être lue par le plus grand nombre - en particulier par tous ceux qui croient (y en a-t-il encore ?) que le gouvernement Sarkozy mène une politique "libérale" :

Lettre ouverte aux députés qui ont voté HADOPI et qui tuent des PME

Cette loi HADOPI, comme tant d'autres décisions gouvernementales (bientôt sur vos écrans, les dépenses du grand emprunt ), ne vise qu'à enrichir une minorité en mettant l'Etat à son service. C'est ce que certains nomment social-bourgeoisie.

8 décembre 2009

Réforme de l'enseignement d'histoire-géographie : un pas de plus vers le lycée unique

Un petit billet pour rebondir sur diverses réactions engendrées par un point de la réforme des lycées : la suppression de l'enseignement d'histoire-géographie en classe de terminale scientifique.

On a d'un côté la bien-pensance habituelle dans ce genre de situations, celle qui, rangée derrière un texte de Jacques Sapir, prédit la fin du monde de la culture française. Il parait qu'il y a même une pétition pour soutenir ces idées là. En voilà au moins une que je ne regretterai pas de ne pas avoir signé !
On retrouve ce genre de position chez les commentateurs habituels des questions d'éducation dans la blogosphère politique à gauche et au centre.
Je ne dis pas que leurs préoccupations ne sont pas légitimes mais elles sont l'arbre qui cache la forêt.

Dans le camp d'en face, on retrouve le soutien au gouvernement, même chez des personnes connues pour avoir une certaine liberté de ton. Authueil explique que "cette réforme n'est pas là pour sanctionner l'histoire, mais pour renforcer l'enseignement en Sciences, qui est un vrai problème". A ce niveau là et compte tenu du volume d'heures de sciences supprimées par la réforme, ce n'est pas de l'explication, c'est du foutage de gueule.
Le député Lionel Tardy publie une FAQ sur le sujet dans laquelle on peut entrevoir le dessein du gouvernement :
Concrètement, avec cette réforme, un élève qui souhaite aller en terminale L à la fin d’une 1ère S ne sera plus obligé de rattraper tout le programme d’histoire-géographie mais seulement les matières de spécialisation de la série L : c’est une avancée considérable pour les élèves !

Parce que le véritable enjeu de cette réforme il est là : uniformiser l'enseignement secondaire. Les collégiens des 20 dernières années ont eu le collège unique. De gré ou de force, les lycéens des 20 suivantes auront le lycée unique. Celui où tout le monde devra apprendre la même chose parce que c'est une formidable avancée égalitariste. Celui où, à l'instar d'un collège redevenu à peine une école primaire supérieure, on calquera le tronc commun sur un contenu minimaliste et où l'on n'apprendra plus rien.

L'ilot de lucidité dans cet océan de destruction du système éducatif est à lire chez Jean-Paul Brighelli :
Sur la base de trois années de lycée, un élève de Section S aura perdu 54 heures d’Histoire-Géo — et, au passage, 198 heures d’enseignements scientifiques — si ! Rien d’étonnant : dans le même temps, un élève de série L aura perdu 54 heures d’enseignements littéraires — et je n’évoquerai que pour la forme le fait qu’il ne fera plus de maths en Première…
...
Tout cela pour mieux « rééquilibrer les matières » (on en enlève un peu partout) et les séries, favoriser l’apprentissage des langues, et mieux encadrer les élèves, auxquels on enlève des heures de cours en échange… en échange de quoi ? De deux heures d’« accompagnement personnalisé » — c’est-à-dire de ce que tous les profs de France font gracieusement, en sus de leurs heures de cours
...
C’est au collège, bien plus qu’au lycée, qu’il faut repenser l’orientation. C’est au collège qu’il faut entamer la reconquête des séries professionnelles — non au lycée, en inventant je ne sais quelles passerelles que les formations différenciées rendent infranchissables.

4 décembre 2009

Tchao Modem

Voilà. Il fallait bien que cela arrive un jour : je n'ai plus l'impression d'avoir quoi que ce soit à faire en tant qu'adhérent du Modem. Ce choix n'a strictement rien à voir avec les états d'ame ou les prises de position des uns et des autres.
Il se trouve que, deux ans après un congrès mémorable, je ne pense pas avoir trouvé une structure qui réponde à mes attentes. Cela ne signifie pas que je m'arrêterai de parler du Modem sur ce blog ou je ne voterai pas pour le Modem dans les élections à venir, mais cela sera en tant que simple citoyen et électeur.

En attendant que la norme soit à l'engagement transpartisan, le problème de l'appartenance à un parti politique, quel qu'il soit, c'est qu'il y aura toujours quelqu'un pour reprocher, à un moment ou à un autre, de ne pas apporter un soutien sans faille et inconditionnel. La retenue et l'autocensure, ce n'est vraiment pas pour moi. Les machines à présenter des candidats, non plus.

Au delà de ces considérations stratégiques, j'ai vraiment un problème avec le projet du Modem. Il est loin d'être mauvais mais il correspond de moins en moins aux sujets qui me tiennent le plus à coeur. Le moment me semble venu d'entamer un petit voyage dans des paturages politiques voisins, où, même si l'herbe n'y est jamais plus verte, on peut envisager les choses sous d'autres perspectives.

16 novembre 2009

Trois petits billets

C'est un double tag Claudio-Mathieu L. qui m'amène à rejoindre la chaine des "trois premiers billets politiques".

Ce blog est né fin 2005, en pleine première bataille pour la loi DADVSI (la grande soeur d'HADOPI pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents), mais il n'était en ce temps qu'un réceptacle destiné à accueillir mes réalisations informatiques qui étaient jusqu'alors hébergées sous un format site web plus classique.
Il faut attendre le mois de mars 2006 pour voir surgir un premier "billet politique" avec la rémunération des artistes comme sujet. Un billet sans grandes prétentions à une époque où le principe de la "licence globale" venait de naitre. Aujourd'hui, je n'écrirais certainement pas un tel billet. On en sait beaucoup plus sur les phénomènes de rémunération ouverts et le mécénat global a tout mon soutien.

Les billets à caractère politiques restent rares sur mon blog et ce n'est que deux mois plus tard que j'y reviens, toujours sur le thème de l'oxymore qu'est la propriété intellectuelle. Il s'agit cette fois des brevets logiciels et si celui-ci était à re-écrire, je n'en changerais probablement pas une ligne.
Petite anecdote : le premier commentaire de ce billet est également le premier commentaire sur ce blog de FrédéricLN dont on ne recommandera jamais assez les écrits et qui, je le lui souhaite, sera en bonne place sur une liste Modem aux prochaines élections régionales.

Après ce billet, il y aura le premier billet l'éducation (déjà...) Là encore, pas grand chose à retoucher pour le publier aujourd'hui si ce n'est que la situation de l'ednat a nettement empiré.
Après ces quelques billets, le blog plongera dans une léthargie de quelques mois pour se réveiller avec une teinte légèrement orangée début 2007, mais c'est déjà une autre histoire...

En ce qui me concerne, la chaine va s'arrêter ici car je crois avoir lu des "trois premiers billets" sur à peu près tous les blogs que je fréquente et qui pratiquent de tels jeux.

21 octobre 2009

Le jeu de la semaine : quel(s) partis(s) politique(s) ne sont pas représentés dans cette liste ?

Cette liste, c'est celle des 40 auteurs du livre "La Bataille Hadopi" qui sortira le 29 octobre prochain et que l'on peut déjà pré-commander sur le site d'In Libro Veritas (j'ai pris la version petit format à 12€ port compris).

la bataille hadopi

Les auteurs dans l'ordre alphabétique :
Pierre Aidembaum, Philippe Aigrain, Eric Aouanès, Jacques Attali, Olivier Auber, Benjamin Bayart, Martine Billard, Patrick Bloche, Jérôme Bourreau-Guggenheim, Jacques Boutault, Juan Paolo Branco Lopez, Jean-Pierre Brard, Sébastien Canevet, Guillaume Champeau, Laurent Chemla, Daniel Cohn-Bendit, Didier Guillon-Cottard, Nicolas Dupont-Aignan, Bituur Esztreym, Frédéric Fabi, Nicolas Gary, Alexandre Grauer & artistes/labels, Benjamin Jean, Francis Lalanne, Philippe Langlois, Collectif Libre-Accès, Alain Lipietz, André Malraux, Bruno Moguil, Antoine Moreau, Francis Muguet, Jérémie Nestel, Philippe-Charles Nestel, Joseph Paris, Mathieu Pasquini, Christian Paul, Marc Rees, Annick Rivoire, Maxime Rouquet, Benoit Sibaud, Michel Sitbon, Richard M. Stallman, Najat Vallaud-Belkacem, et Jérémie Zimmermann.

Les droits d'auteur seront reversés aux cinq gus dans un garage à qui j'ai eu le plaisir, comme tant d'autres, de donner un coup de main au printemps dernier.

Pour ceux qui seront à Paris le 29 octobre, il y a aussi une soirée au Fouquet's à l'occasion de la sortie du livre. Pour ma part, je serai à près de 7000 km de là, mais ceci est une autre histoire.

Alors, vous avez trouvé les absents de la liste ?

23 septembre 2009

Petit jeu de sociologie des électorats

Dans ma quête de vérité sur la fidélité de certains électorats, j'ai parcouru ce sondage Sofres du jour de vote des élections européennes de 2009. Une décomposition a retenu mon attention car elle est une véritable caricature des habituels clichés "qui vote quoi".

jeu-socio-electorat.png

Le jeu est simple (et plutôt facile) : quelles sont ces catégories A, B et C qui font de Lutte Ouvrière le frère jumeau du Front National, de l'UMP, un parent proche du PS et du MoDem un clone d'Europe Ecologie ?

2 septembre 2009

Quand il n'y a plus de bon sens

Tous ceux qui l'ont entendu se souviennent surement de ce sketch de Raymond Devos où il ne peux plus sortir d'un sens giratoire car toutes les rues sont en sens interdit. C'est un peu le même genre de mésaventure qui est arrivée cet été à nombre de personnes qui ont fréquenté la charmante station balnéaire de Leucate.

La municipalité leucatoise a en effet tenté une "expérience" durant la période estivale : transformer l'avenue principale qui traverse le village dans les 2 sens en une rue à sens unique. Pour bien comprendre le comique de la chose, il faut savoir que la quasi totalité des autres rues du vieux village constituent un dédale de rues à sens unique. Les ingrédients étaient donc réunis pour un véritable bizuthage du touriste qui fait confiance à son GPS, comme j'ai pu le constater pendant une semaine passée sur place.

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5 août 2009

Etre de gauche ou être de droite ?

Claudio m'a (encore) embarqué dans une chaine de billets.
Il s'agit de définir, politiquement, la droite et la gauche.
Vaste sujet.

En cette période estivale, je vais me contenter d'une définition synthétique.

Etre de gauche, c'est estimer que la collectivisation des dépenses via l'Etat nous sera favorable car notre relativement modeste revenu permettra à notre contribution d'être plus faible que ce que l'on va en retirer.

Etre de droite, c'est estimer que la collectivisation des dépenses via l'Etat nous sera favorable car, malgré notre revenu, les règles fiscales permettront à notre contribution d'être plus faible que ce que l'on va en retirer.

18 juin 2009

Concours du conseil général le plus populiste de France

Tous les jours, je passe immanquablement devant une ou plusieurs affiches publicitaires du conseil général de le Haute-Garonne. Leur campagne "Non à la disparition de mon département" est à peine croyable.

J'avais déjà été passablement énervé par leur autocollants qui faisaient du 31 une sorte de nombre sacré, mais là c'est pire que tout.
Comment peut-on faire croire qu'une réorganisation des collectivités locales pour une meilleure efficacité signifie que les services publics ne seront plus rendus ?

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9 juin 2009

Le député des jeunes au parlement européen.

Si l'on en croit les sondages, les jeunes français ne se sont pas beaucoup déplacés jusqu'au bureau de vote : 72% d'abstention chez les 18-24 ans, idem chez les étudiants. A comparer avec les 42% de 60 ans et + ou des retraités...
Ce n'est donc pas en France que l'on risque de trouver un député représentatif des "jeunes".

Ce député là, il faudra aller le chercher en Suède. Le parti pirate a remporté 7.1% des suffrages, et même 19% chez les 18-30 ans.
Cela lui donne droit à un siège (et peut être un deuxième si le traité de Lisbonne est ratifié avec son lot de sièges supplémentaires) qui sera probablement occupé par Christian Engström.

Je ne peux que conseiller la lecture du message de victoire de Rick Falkvinge, le leader du parti.

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